Entre « les mœurs des Crétois et les loix de Minos » : la pénétration et la réception du mouvement physiocratique français en Suède (1767-1786)

Cet article analyse le contexte politique et économique qui favorise la pénétration en Suède des idées physiocratiques. Grâce à la figure marquante du marquis de Mirabeau, qui collabore avec Quesnay à la rédaction de la Théorie de l’impôt (1760), l’école se transforme en puissant groupe de pression...

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In:Histoire, économie & société | 29e aée | 1 | 2010-03-01 | p. 68-80 | 0752-5702
Main Author: Alimento, Antonella
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2010
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Cet article analyse le contexte politique et économique qui favorise la pénétration en Suède des idées physiocratiques. Grâce à la figure marquante du marquis de Mirabeau, qui collabore avec Quesnay à la rédaction de la Théorie de l’impôt (1760), l’école se transforme en puissant groupe de pression qui ambitionne d’orienter les choix de politique économique du gouvernement français tout comme ceux de plusieurs gouvernements européens. Le projet réformateur envisagé par l’école, notamment l’investissement en agriculture, l’impôt unique sur le « produit net », ainsi que le renforcement du pouvoir monarchique, offrent au prince Gustave de Suède des solutions à la crise économique et politique que connaît son pays à partir des années soixante du XVIIIe siècle. Une place importante dans mon article sera réservée à Charles F. Scheffer, précepteur du prince Gustave et son conseiller, qui se charge de traduire en suédois les textes les plus marquants de l’école.