Sanctifier le dimanche ou le vain combat de l'épiscopat français au XIXe siècle

La question de la sanctification du dimanche a été abondamment traitée dans les mandements et lettres pastorales des évêques français du XIXe siècle. Alors qu’on enregistre dans la plupart des diocèses français, dès la première moitié du siècle, une baisse de la pratique dominicale, les prélats se...

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Dans:Histoire, économie & société | 28e aée | 3 | 2009-09-01 | p. 35-53 | 0752-5702
Auteur principal: Blenner-Michel, Séverine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La question de la sanctification du dimanche a été abondamment traitée dans les mandements et lettres pastorales des évêques français du XIXe siècle. Alors qu’on enregistre dans la plupart des diocèses français, dès la première moitié du siècle, une baisse de la pratique dominicale, les prélats se mobilisent à partir de 1830 pour lutter contre le développement du travail du dimanche qui détourne les catholiques du chemin des églises et fait progresser l’indifférence dans les mentalités. Sont tour à tour invoqués sous les plumes épiscopales des arguments d’ordre moral et religieux, social et économique, intellectuel et politique, pour alerter les Français contre une tendance qui menace les équilibres familiaux et institutionnels et risque de bouleverser en profondeur l’ordre établi. Cet enseignement pastoral est complété par un engagement auprès des associations laïques qui se constituent un peu partout au tournant des années 1850 dans les grandes villes du pays pour faire respecter l’idée du repos dominical obligatoire, et par quelques actions isolées auprès des pouvoirs publics pour contraindre l’État à donner l’exemple dans ce domaine. Mais ces interventions restent relativement discrètes, signe que les évêques préfèrent s’en tenir au terrain qui est le leur, celui de la pastorale.