Étude comparée de deux projets de cours d'accouchement à la fin du XVIIIe siècle

Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la crainte de la dépopulation française fait naître une réflexion sur la préservation des peuples tant au niveau de l’État royal qu’à celui des médecins et des chirurgiens. La santé publique est une notion qui prend lentement forme sans être toutefois...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:Histoire, économie & société | 28e aée | 2 | 2009-06-01 | p. 37-58 | 0752-5702
Prif Awdur: Sage-Pranchère, Nathalie
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2009
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, la crainte de la dépopulation française fait naître une réflexion sur la préservation des peuples tant au niveau de l’État royal qu’à celui des médecins et des chirurgiens. La santé publique est une notion qui prend lentement forme sans être toutefois exprimée aussi précisément. À cet égard, l’année 1786 est une date charnière dans la reconnaissance par l’État d’un personnel soignant, composé des professions sur lesquelles portent successivement deux enquêtes du contrôle général des finances : les médecins, les chirurgiens et les sages-femmes. Ces tentatives d’établir un portrait de l’encadrement médical du royaume s’inscrivent, pour l’art des accouchements et celles qui le pratiquent, dans un mouvement plus ancien et multiforme de développement de l’enseignement obstétrical. La confrontation de deux projets de « cours d’accouchement », l’un rédigé à Nancy en 1785, avant l’enquête royale, par le chirurgien Lamoureux, l’autre, à Meymac en Bas-Limousin en 1786, dans le cadre de cette enquête, par le chirurgien Desfarges, permet de souligner la proximité des ambitions portées par ces textes, tout en éclairant particulièrement la capacité d’innovation argumentaire du second, conçu dans une région sans tradition d’enseignement obstétrical ni médical, et où, à la différence de la Lorraine, tout reste à inventer.