La peur du gendarme : mutations d'une sensibilité dans les campagnes françaises du XIXe siècle
Cet article propose d’historiciser le concept de « peur du gendarme » et d’examiner les perceptions de l’uniforme dans la France rurale du XIXe siècle. En croisant l’analyse des pratiques, des discours professionnels et des représentations, on observe une série de mutations de moyenne durée – banal...
Enregistré dans:
| Dans: | Histoire, économie & société | 27e aée | 2 | 2008-06-01 | p. 123-133 | 0752-5702 |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article propose d’historiciser le concept de « peur du gendarme » et d’examiner les perceptions de l’uniforme dans la France rurale du XIXe siècle. En croisant l’analyse des pratiques, des discours professionnels et des représentations, on observe une série de mutations de moyenne durée – banalisation du gendarme, transformations de la culture professionnelle, nouveau rapport à la loi – qui convergent entre 1830 et 1860 et qui transforment la peur instinctive en appréhension raisonnée. À l’aube du XXe siècle, le bicorne rassure et ne sème plus l’effroi que dans les catégories les moins établies de la population rurale. La « peur du gendarme » survit comme figure rhétorique. |
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