Le parcours d'officiers issus de la Grande Armée : une redéfinition des cultures politiques dans la première moitié du XIXe siècle ?

Le parcours d’officiers de la Grande Armée après 1815 permet d’esquisser une redéfinition des cultures politiques françaises de la première moitié du XIXe siècle. Le libéralisme domine parmi ces hommes. Il se donne pour but d’asseoir l’héritage de la Révolution française (surtout celui de 1789-91)...

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In:Histoire, économie & société | 27e aée | 2 | 2008-06-01 | p. 89-101 | 0752-5702
Main Author: Bruyère-Ostells, Walter
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2008
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le parcours d’officiers de la Grande Armée après 1815 permet d’esquisser une redéfinition des cultures politiques françaises de la première moitié du XIXe siècle. Le libéralisme domine parmi ces hommes. Il se donne pour but d’asseoir l’héritage de la Révolution française (surtout celui de 1789-91) sans détruire les hiérarchies sociales. Associés aux différentes révolutions de la période 1815-1831, les officiers libéraux veulent éviter une dérive révolutionnaire semblable à 1793. L’appel à Louis-Philippe en est l’illustration en 1830. L’emploi du terme d’orléanisme comme synonyme de libéralisme prête donc à confusion. La famille des Bonaparte pouvait aussi représenter le camp libéral : seules les circonstances en ont décidé autrement. Parmi les officiers libéraux, peu manifestent d’attachement aux Orléans avant Juillet. Davantage expriment leur affection pour Napoléon Ier : on les qualifiera de napoléonistes. Après sa mort, leurs sentiments demeurent souvent bonapartistes. Cela ne préjuge en rien de leur culture politique. À l’intérieur de la gauche, la sympathie bonapartiste peut être repérée chez des officiers radicaux comme libéraux. C’est pourquoi l’usage politique du terme bonapartiste pose problème et qu’il semble plus judicieux que les historiens s’approprient le concept de césarisme démocratique.