Paradoxes sur le commissaire. L'exécution de la politique religieuse de Charles IX (1560-1574)
Avec son titre inspiré du Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot (1773), cet article propose une réflexion sur l’implication personnelle des commissaires du roi dans la politique qu’ils doivent exécuter, ainsi que sur l’influence réelle ou supposée des normes juridiques dans leur pratique quoti...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | Histoire, économie & société | 27e aée | 2 | 2008-06-01 | p. 3-19 | 0752-5702 |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2008
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Avec son titre inspiré du Paradoxe sur le comédien de Denis Diderot (1773), cet article propose une réflexion sur l’implication personnelle des commissaires du roi dans la politique qu’ils doivent exécuter, ainsi que sur l’influence réelle ou supposée des normes juridiques dans leur pratique quotidienne. À partir de l’exemple des commissaires d’application des édits de pacification du règne de Charles IX (1560-1574), les auteurs distinguent trois champs d’étude : « axiologique », sur la neutralité de l’administrateur (peut-il approuver la politique qu’il applique ?), « juridique », sur l’importance à ses yeux et dans sa pratique d’une règle précisément codifiée (est-il prisonnier d’un texte ou libre de l’interpréter ?) et « politique » enfin, sur sa contribution prétendue à la modernisation administrative. Ils tentent ce faisant de démontrer que, dans cette politique par commission, les personnes sont toujours supérieures aux fonctions, la confiance à la délégation et l’accommodement à la règle. Ce qui, en éloignant le commissaire de notre modernité administrative, en fait l’incarnation idéale d’une politique d’édits, précaire et réversible. |
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