Construire l'Europe industrielle par les entreprises. La politique de la concurrence et les fusions industrielles dans les télécommunications européennes des années 1980
Construite par un siècle de monopoles nationaux, l’industrie européenne des télécommunications se présentait comme un patchwork de manufacturiers nationaux à la fin des années 1970. Siemens en Allemagne, Ericsson en Suède, Philips aux Pays-Bas, CIT-Alcatel et Thomson en France étaient les principal...
Salvato in:
| Pubblicato in: | Histoire, économie & société | 27e aée | 1 | 2008-03-01 | p. 79-90 | 0752-5702 |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2008
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Construite par un siècle de monopoles nationaux, l’industrie européenne des télécommunications se présentait comme un patchwork de manufacturiers nationaux à la fin des années 1970. Siemens en Allemagne, Ericsson en Suède, Philips aux Pays-Bas, CIT-Alcatel et Thomson en France étaient les principales firmes d’une industrie aux prises avec la révolution technologique de la numérisation et avec la déréglementation venue des États-Unis. Les stratégies d’Alcatel, qui passa de l’échelle nationale aux marchés mondiaux, furent articulées avec la politique de la concurrence d’Étienne Davignon. Celui-ci, avec Michel Carpentier et la DG XIII, fit basculer l’industrie des télécommunications dans la concurrence. Construire une industrie européenne des télécommunications devint prioritaire et les fusions furent un outil au service de cet objectif. Cet article cherche à analyser comment les liens historiques entre les manufacturiers et les exploitants du réseau furent contestés au profit de relations directes entre la Commission européenne et des industriels d’envergure internationale. |
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