Une élite en mutation : les diplomates de la République (1871-1914)
Démentant l’image stéréotypée d’un corps aristocratique et réactionnaire, le haut personnel diplomatique assiste au renouvellement de son recrutement dans les premières décennies de la Troisième République. Si les élites traditionnelles restent encore largement représentées, la Carrière s’ouvre e...
Gardado en:
| Publicado en: | Histoire, économie & société | 26e aée | 4 | 2007-12-01 | p. 81-98 | 0752-5702 |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2007
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Démentant l’image stéréotypée d’un corps aristocratique et réactionnaire, le haut personnel
diplomatique assiste au renouvellement de son recrutement dans les premières décennies de la
Troisième République. Si les élites traditionnelles restent encore largement représentées, la
Carrière s’ouvre en effet aux membres de la bourgeoisie diplômée et d’affaires et aux couches
nouvelles. L’apport d’un personnel extérieur, la moindre part de l’hérédité et de l’endogamie,
l’introduction de procédures de sélection davantage conformes au modèle méritocratique et
l’uniformisation des filières, diplomatique et consulaire, montrent un corps traversé par des
évolutions similaires à celles de la haute administration de la fin du XIXe siècle. Les diplomates
entretiennent des relations très étroites avec les autres groupes dirigeants, auxquelles concourent la diversification de leurs parcours, l’élargissement de leurs réseaux et la modernisation de
leurs allégeances politiques. Ralliés aux institutions nouvelles dont ils fustigent toutefois les
faiblesses structurelles, ils se sont prêtés aux termes d’un compromis acceptable avec la République, qui repose sur des mécanismes d’intégration réciproque et un consensus sur les objectifs
de la politique extérieure.
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