Claire ANDRIEU, Marie-Claire LAVABRE, Danielle TARTAKOWSKY (dir.), Politiques du passé – Usages politiques du passé dans la France contemporaine Maryline CRIVELLO, Patrick GARCIA, Nicolas OFFENSTADT, Concurrence des passés – Usages politiques du passé dans la France contemporaine, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2006.

En dépit d’une histoire politique souvent décrite comme à rebours l’une de l’autre, la constitution des bureaucraties d’État au XIXe siècle, en France et en Grande-Bretagne présente de nombreux points de rencontre. Au cours de la période 1870-1914, moment décisif de cette construction, l’interventi...

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Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:Histoire, économie & société | 25e aée | 4 | 2006-12-01 | p. 164-164 | 0752-5702
Prif Awdur: El Gammal, Jean
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2006
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:En dépit d’une histoire politique souvent décrite comme à rebours l’une de l’autre, la constitution des bureaucraties d’État au XIXe siècle, en France et en Grande-Bretagne présente de nombreux points de rencontre. Au cours de la période 1870-1914, moment décisif de cette construction, l’intervention croissante des pouvoirs publics suggéra aux économistes libéraux que la France glissait insensiblement sur la pente du « socialisme d’État ». En Grande-Bretagne à la même époque, la création de « services publics » par les collectivités locales dans les grandes villes, donna naissance à l’expression de « socialisme municipal ». La comparaison des indicateurs en termes de moyens et de résultat révèle que pour des populations du même ordre, les deux États obtenaient des résultats semblables pour des fonctions identiques à la veille de 1914. La différence en termes de productivité s’explique essentiellement par l’accroissement plus rapide de la fonction publique en France initiée par la Troisième République, une stratégie qui devait perdurer jusqu’à la fin du XXe siècle et qui explique qu’en France, contrairement à la Grande-Bretagne, la création d’emplois publics est perçue comme partie de la politique sociale.