Les magistrats en révolte en 1789 ou la fin du rêve politique de la monarchie des juges

À partir d’une analyse historiographique, cet article invite à une relecture du comportement des parlementaires à la veille de la Révolution. En effet, si ce mouvement de révolte fut souvent considéré comme l’ultime réflexe archaïque de privilégiés, c’est en grande partie à cause d’une lecture très...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:Histoire, économie & société | 25e aée | 3 | 2006-09-01 | p. 385-400 | 0752-5702
Egile nagusia: Figeac, Michel
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2006
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:À partir d’une analyse historiographique, cet article invite à une relecture du comportement des parlementaires à la veille de la Révolution. En effet, si ce mouvement de révolte fut souvent considéré comme l’ultime réflexe archaïque de privilégiés, c’est en grande partie à cause d’une lecture très partielle de remontrances. Celles-ci s’appuyaient toujours sur la tradition historique, sur les textes anciens, sur des événements comme la Fronde, mais ces principes ancestraux étaient relus au service d’un discours politique neuf dont les Lumières, notamment Montesquieu, n’étaient pas absentes. Fascinés par le pouvoir et se voulant les garants des lois fondamentales, les juges avaient transformé l’opinion en jury jusqu’à l’appel aux États Généraux. Ils n’avaient pas perçu que le souverain n’occupant plus sa position d’arbitre que face à une assemblée, ils ne joueraient pas longtemps leur rôle d’instance de représentation auquel ils prétendaient, d’où l’irréversibilité de l’échec.