La masse monétaire en France, 1890-1913

Il n’existe pas, pour la période 1890-1913, de statistique fiable du montant total de la masse monétaire française, en particulier du fait des incertitudes concernant le montant des dépôts bancaires et de ceux des caisses d’épargne. L’étude montre que le volume des dépôts bancaires était très infér...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:Histoire, économie & société | 25e aée | 2 | 2006-06-01 | p. 195-211 | 0752-5702
Hauptverfasser: Nishimura, Shizuya, Yago, Kazuhiko
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2006
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Il n’existe pas, pour la période 1890-1913, de statistique fiable du montant total de la masse monétaire française, en particulier du fait des incertitudes concernant le montant des dépôts bancaires et de ceux des caisses d’épargne. L’étude montre que le volume des dépôts bancaires était très inférieur à celui du Royaume-Uni à la même époque. Y contribuaient quatre facteurs principaux : la popularité des caisses d’épargne ; la méfiance des Français par rapport au chèque ; la nécessité d’ouvrir des comptes de chèques en plus des comptes courants pour pouvoir toucher des chèques ; la popularité des billets de la Banque de France. Même si le système bancaire français demeurait relativement sous-développé par rapport à celui du Royaume-Uni, le système des caisses d’épargne était relativement plus fort qu’Outre-manche et la circulation des effets de commerce y était proportionnellement plus importante. Ces deux derniers facteurs ont compensé jusqu’à un certain point la rareté relative des dépôts bancaires en France.