Le Verger fertile des vertus Composé Par defuncte Madame du Verger augmenté et amplifié par Philippe du Verger sa fille, femme d’un Procureur de la Cour, Édition établie, présentée et annotée par Susan Broomhall et Colette H. Winn, Paris, Honoré Champion, 2004, 178 p.

RésuméLa France est l’inventeur et le principal organisateur des expositions industrielles au xixe siècle. L’objectif de l’auteur est de s’interroger sur les raisons de cet engouement, désormais disparu, à travers l’exemple de l’Exposition universelle de 1867 à Paris, considérée comme un succès. L’...

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Bibliografski detalji
Izdano u:Histoire, économie & société | 24e aée | 4 | 2005-12-01 | p. 602-602 | 0752-5702
Glavni autor: Beauvalet-Boutouyrie, Scarlett
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2005
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:RésuméLa France est l’inventeur et le principal organisateur des expositions industrielles au xixe siècle. L’objectif de l’auteur est de s’interroger sur les raisons de cet engouement, désormais disparu, à travers l’exemple de l’Exposition universelle de 1867 à Paris, considérée comme un succès. L’organisation des expositions, notamment celle de 1867, résulte de la conjonction de plusieurs volontés. Celle des industriels, qui les considèrent comme un élément clé de leur stratégie commerciale grâce aux médailles et récompenses, instruments de validation de la qualité industrielle. Celle du gouvernement, promoteur de cette économie de la qualité dont la politique commerciale libérale constitue un volet. Celle des intellectuels, soucieux d’améliorer l’esthétique des produits français et de renforcer la formation professionnelle des ouvriers. La préparation de l’Exposition est dominée par des spécialistes des expositions, dominés par Frédéric Le Play, qui y synthétise son expérience. La qualité de l’organisation joue un rôle majeur dans le succès de l’événement. Cependant, la volonté d’assurer un bénéfice financier introduit des nouveautés majeures dans les expositions: démultiplication des lieux d’exposition avec la création des pavillons; ouverture à de nouvelles problématiques, notamment la question sociale; plus grande liberté laissée aux exposants pour préparer leur installation. La voie est ouverte vers le gigantisme et le spectacle, au-delà de l’objectif initial. L’Exposition est un succès populaire (11 millions de visiteurs) et financier. Paris, pour un été, est un lieu de fête. Les résultats de l’Exposition sont cependant loin de répondre aux attentes. Certes, l’industrie s’est modernisée et la France conserve son rang en matière d’arts décoratifs, mais la progression des États-Unis et des États allemands est patente. Quant aux idées sociales des organisateurs (patronage), elles ne reçurent un écho favorable qu’auprès de l’élite, et non auprès des ouvriers. Les expositions universelles sont au cœur du système qualitatif de l’économie française du xixe siècle. Leur marche vers le gigantisme et le festif ainsi que leur ouverture vers des questions non directement industrielles conduira néanmoins à un dégoût qui se traduira, après 1900, par un refus de renouveler l’expérience.