Le discours de La Bourdonnaye sur l'amnistie (11 novembre 1815)

RésuméLe célèbre discours prononcé par le député La Bourdonnaye en novembre 1815, au début de la seconde Restauration, peut faire figure de modèle archétypal, mettant précocement à nu un tempérament politique d’extrême-droite. Celui-ci se caractérise notamment par une forte propension à raviver de m...

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Dans:Histoire, économie & société | 24e aée | 2 | 2005-07-01 | p. 233-252 | 0752-5702
Auteur principal: Tort, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméLe célèbre discours prononcé par le député La Bourdonnaye en novembre 1815, au début de la seconde Restauration, peut faire figure de modèle archétypal, mettant précocement à nu un tempérament politique d’extrême-droite. Celui-ci se caractérise notamment par une forte propension à raviver de manière compulsive les conflits de mémoire, en faisant fi de la marginalisation politique qui en découle à terme. En réclamant ainsi, en guise d’amnistie, « des fers, des bourreaux, des supplices » contre les fauteurs des Cent-Jours, le parlementaire ultra-royaliste entend en vérité instrumentaliser ce court interlude pour refaire le procès de la Révolution française et en liquider définitivement l’héritage, par une volonté utopique de rétroaction d’autant plus paradoxale, qu’elle semble mimer jusqu’au pastiche la prose révolutionnaire, en particulier celle de Jean-Paul Marat en personne.