Escrocs, seigneurs et « pieux chanteurs »
RésuméCet article étudie les stratégies personnelles et rhétoriques déployées par les mendiants mâles dans la Grande-Bretagne du xviiie siècle et les réponses qui leur étaient faites par les membres des élites et des middling sorts. Il suggère que les pauvres mendiants n’avaient guère de choix. Ils...
Shranjeno v:
| izdano v: | Histoire, économie & société | 24e aée | 1 | 2005-03-01 | p. 109-122 | 0752-5702 |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2005
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | RésuméCet article étudie les stratégies personnelles et rhétoriques déployées par les mendiants mâles dans la Grande-Bretagne du xviiie siècle et les réponses qui leur étaient faites par les membres des élites et des middling sorts. Il suggère que les pauvres mendiants n’avaient guère de choix. Ils pouvaient se représenter eux-mêmes comme des « tricheurs », comme des héros blessés, comme des patriarches surchargés par les obligations familiales ou encore comme des vagabonds de Dieu. Chacun de ces rôles les aidait à conserver une identité masculine qui leur permettait à la fois de mendier et de garder leur dignité. Pour un membre des élites ou des middling sorts, la distance entre lui et l’« Autre » mendiant était importante pour la définition de sa propre masculinité. L’autorité conférée par le don d’une aumône était une dimension essentielle dans la construction d’une identité masculine sécurisante. En définissant les différents rôles dans les actes de mendier et de donner dans la formation des masculinités du xviiie siècle, cet article essaie de réinsérer la notion de classe dans notre compréhension des genres au xviiie siècle. |
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