Jean NICOLAS, La Rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale (1661-1789), Paris, Le Seuil, coll. « L’Univers Historique », 2002.
Cet article constitue l’ébauche d’une réflexion sur l’histoire sociale de l’espace parisien entre 1750 et 1850. Une contradiction se fait jour à partir de 1750 entre les réalités urbaines et les aspirations des élites municipales : l’idéal édilitaire de la circulation de l’air et l’invention de la m...
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| Publicado no: | Histoire, économie & société | 23e aée | 3 | 2004-10-01 | p. 456-457 | 0752-5702 |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2004
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article constitue l’ébauche d’une réflexion sur l’histoire sociale de l’espace parisien entre 1750 et 1850. Une contradiction se fait jour à partir de 1750 entre les réalités urbaines et les aspirations des élites municipales : l’idéal édilitaire de la circulation de l’air et l’invention de la maison de rapport, nouvelle forme urbaine qui supposait des parcelles de grande étendue, se heurtent à la propriété foncière dans les quartiers du centre. Les riches tendent à quitter le centre pour s’installer dans les faubourgs et en banlieue. Avant même l’intervention d’Haussmann, c’est sans doute la grande peur politique et sociale de 1848 qui provoqua le début de résolution de cette contradiction, par le biais d’une politique d’emprunt et de nouvelles règles d’hygiène publique. La préfecture d’Haussmann représente le moment où la ville entra résolument dans un nouveau cours, marqué d’avance par le jeu des forces en présence et conduisant à la reconquête du centre. Mais la nécessité d’intégrer la ville annexée en 1860 fut bien aperçue par le préfet ; en même temps, ses choix personnels (la constitution d’un grand ouest bourgeois par exemple) entraînaient l’espace urbain dans des directions inédites. |
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