Guerre, influences politiques et relais d'opinions publiques Étude de cas : le Mexique face à la guerre civile espagnole

La guerre civile espagnole (1936-1939) ne laisse pas indifférente. Elle agite les passions politiques et mobilise les groupes de pression. Sur la scène internationale, les opinions publiques s’identifient à l’un ou à l’autre des camps d’une Espagne coupée en deux. Les grandes puissances européennes...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:Histoire, économie & société | 23e aée | 3 | 2004-10-01 | p. 397-409 | 0752-5702
Prif Awdur: Noblet, Eddy
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2004
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:La guerre civile espagnole (1936-1939) ne laisse pas indifférente. Elle agite les passions politiques et mobilise les groupes de pression. Sur la scène internationale, les opinions publiques s’identifient à l’un ou à l’autre des camps d’une Espagne coupée en deux. Les grandes puissances européennes se battent entre elles par républicains et nationalistes espagnols interposés à qui elles apportent leur soutien. Une politique officielle de non-intervention, arbitrée par la Société des Nations, enraye momentanément l’enchaînement logique belliqueux vers une guerre civile européenne. Au-delà des frontières de l’Europe, la guerre d’Espagne agite également les passions. Un conflit similaire est anticipé au Mexique. Il ne prend pas seulement en compte des forces idéologiques opposées, comme en France, mais aussi des confrontations sur les définitions d’une identité nationale proprement mexicaine. L’imaginaire de la conquête espagnole est ainsi ravivé. Les partisans de « l’hispanité » et les « indigénistes » s’affrontent en récupérant la dialectique de la guerre d’Espagne. Le gouvernement mexicain a de nombreuses affinités politiques et culturelles avec le Frente popular espagnol. Il soutient les républicains d’Espagne à la Société des Nations et leur fournit du pétrole, des denrées alimentaires et des armes. L’interventionnisme mexicain n’a pas la même efficacité que celui des pays de l’Axe vis-à-vis des franquistes mais il agit comme un groupe de pression pour culpabiliser les démocraties occidentales paralysées par un désir de paix européenne à tout prix. Toutefois la position internationale d’un pays comme le Mexique qui n’a pas les moyens de ses ambitions politiques reste secondaire.