La société britannique, la monarchie et la guerre, 1914-1945

Clef de voûte du système institutionnel britannique, la monarchie ne pouvait échapper à la mise à l’épreuve que constituèrent les deux guerres mondiales. Si, dans le domaine de la politique intérieure, le pouvoir du souverain n’augmenta pas, pas plus qu’il ne joua, dans aucun des deux conflits, le...

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Publicado en:Histoire, économie & société | 23e aée | 2 | 2004-07-01 | p. 181-189 | 0752-5702
Autor principal: Chassaigne, Philippe
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2004
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Clef de voûte du système institutionnel britannique, la monarchie ne pouvait échapper à la mise à l’épreuve que constituèrent les deux guerres mondiales. Si, dans le domaine de la politique intérieure, le pouvoir du souverain n’augmenta pas, pas plus qu’il ne joua, dans aucun des deux conflits, le rôle du « roi de guerre », en revanche, la dimension impériale de la couronne en sortit renforcée : l’Empire démontra un loyalisme à toute épreuve (exception faite de la neutralité irlandaise en 1939) et l’adoption du Statut de Westminster (1931), redéfinissant les rapports entre la métropole et les Dominions, mettait expressément l’accent sur l’allégeance à la Couronne comme facteur de l’unité impériale. Surtout, les Royals surent se mettre à l’unisson de la nation : George V et George VI jouèrent pleinement leur rôle de « père tutélaire » de leurs sujets et, lors de chaque conflit, l’ensemble de la famille royale multiplia les visites sur le terrain ou s’engage dans maintes activités caritatives. En outre, les media déclinèrent à l’infini ce thème de la monarchie partageant les épreuves des Britanniques. L’institution sortit donc renforcée de deux conflits qui, sur le Continent, entraînèrent la ruine de plus d’une dynastie européenne.