Alexis Philonenko (1932-2018)

Dans cet article, je me propose d’analyser les mécanismes ayant conduit à l’avènement d’un journalisme lent ( slow journalism) et d’un journalisme narratif qui apparaissent comme une solution de substitution aux formes plus classiques de journalisme, et comme un moyen de produire des reportages au l...

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Dans:Hermès, La Revue | 82 | 3 | 2018-11-08 | p. 271-273 | 0767-9513
Auteur principal: Besnier, Jean-Michel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2018
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans cet article, je me propose d’analyser les mécanismes ayant conduit à l’avènement d’un journalisme lent ( slow journalism) et d’un journalisme narratif qui apparaissent comme une solution de substitution aux formes plus classiques de journalisme, et comme un moyen de produire des reportages au long cours que les magazines et les quotidiens ont de moins en moins la possibilité de financer. Je m’attacherai à montrer que ce nouveau type de journalisme est indissociablement lié à un contexte de crise qui voit le journalisme institutionnel battu en brèche au nom de son essoufflement. Je m’intéresserai aux publications hybrides créées pour accueillir ces articles, les mooks, qui traduisent les tensions traversant le journalisme narratif, entre une volonté de renouvellement des reportages (pendant d’une certaine scientificité) et une subjectivité assumée dans le récit (mais pas dans le traitement des évènements).