Pluralité ethno-culturelle dans les territoires d'outre-mer français

Les populations des archipels du Pacifique se référant à la souveraineté française sont quotidiennement confrontées à la gestion de la diversité culturelle, particulièrement dans les deux agglomérations « polarisantes » de Nouméa et de Papeete, ainsi qu’à la dialectique « tradition/modernité », tout...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:Hermès, La Revue | 32-33 | 1 | 2002-06-01 | p. 141-155 | 0767-9513
Hovedforfatter: Doumenge, Jean-Pierre
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2002
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Les populations des archipels du Pacifique se référant à la souveraineté française sont quotidiennement confrontées à la gestion de la diversité culturelle, particulièrement dans les deux agglomérations « polarisantes » de Nouméa et de Papeete, ainsi qu’à la dialectique « tradition/modernité », tout spécialement dans les espaces insulaires périphériques (îles Loyauté, Wallis et Futuna, Australes, Marquises...). Par suite de trajectoires historiques différentes, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française présentent des situations contrastées. Dans le premier cas, une société agraire multi-séculaire (kanak) tente de cohabiter depuis un siècle et demi avec un peuplement de colonisation (caldoche) cosmopolite, à dominante urbaine, économiquement puissant, aux origines et métissages extrêmement variés ; comme les métis restent souvent exclus des tribus kanak, une situation de « face à face » perdure. Dans le second cas, les métis ont su tirer de leur double ancrage ethno-culturel des éléments de réussite économique sociale et sont par ce fait même, à présent, tout à la fois inclus dans la francité (d’essence coloniale) et dans l’autochtonie (polynésienne). En trouvant avantage à se dire « polynésienne » tout en acceptant les manifestations traditionnelles chinoises et celles plus officielles liées à la présence de la France, la population de Tahiti démontre qu’il est infiniment plus profitable de gérer une multiplicité de références culturelles qu’une situation duale ; la population de Calédonie doit évidemment s’en inspirer si elle souhaite trouver un équilibre dans la durée.