Le bal des tutelles. L’autonomie disputée des collèges d’humanités en France du xvie au xviiie siècle

L’article décrit la recherche entre le xvie et le xviiie siècle d’une formule institutionnelle qui permettrait de résoudre la contradiction entre la volonté des fondateurs ou des notables locaux de piloter les établissements scolaires et l’exigence d’un enseignement efficace, mis en œuvre par un pe...

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Päätekijä: Noguès, Boris
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2026
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’article décrit la recherche entre le xvie et le xviiie siècle d’une formule institutionnelle qui permettrait de résoudre la contradiction entre la volonté des fondateurs ou des notables locaux de piloter les établissements scolaires et l’exigence d’un enseignement efficace, mis en œuvre par un personnel à la stabilité garantie. À partir d’une série d’études de cas dessinant une typologie des collèges, il dégage trois grandes formes d’organisation : dans les collèges municipaux du xvie siècle, le conseil de ville finance et engage par contrat un principal, lui dictant bien souvent sa conduite en matière pédagogique ; le système apparaît rapidement dysfonctionnel, et au début du xviie siècle les villes font presque toutes appel aux jésuites ou à d’autres congrégations, qui garantissent un enseignement normalisé, sous la seule responsabilité du chef d’établissement et des inspecteurs de l’ordre ; enfin, dans l’université de Paris, certains collèges nouvellement fondés ou refondés au cours du xviie siècle sont placés sous la tutelle d’une commission composée de docteurs de l’université, inaugurant ainsi une solution exclusivement académique. L’expulsion des jésuites en 1762 conduit la monarchie à réorganiser l’ensemble et à se positionner tardivement en arbitre, partageant la tutelle de ces collèges entre un bureau local composé de notables et les parlements, les projets les plus ambitieux d’« éducation nationale » alors énoncés restant encore dans les cartons.