1962-2007 : regards sur les politiques du « maintien à domicile »
En 1962, le rapport Laroque propose à la société française une éthique du vivre ensemble à travers une politique de «maintien à domicile», afin de permettre aux gens qui vieillissent de conserver leur place dans la société. Ce débat entre maintien à domicile et entrée en hébergement n’est pas nou...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2007
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | En 1962, le rapport Laroque propose à la société française une éthique
du vivre ensemble à travers une politique de «maintien à domicile», afin de
permettre aux gens qui vieillissent de conserver leur place dans la société. Ce
débat entre maintien à domicile et entrée en hébergement n’est pas nouveau car
il se posait déjà au lendemain de la révolution française et sans doute aussi bien
avant. Comment se pose aujourd’hui cette question du choix du maintien à
domicile? Une vision individualiste de la société fait du libre choix de son mode
de vie une affaire individuelle, ce qui est une escroquerie intellectuelle, car les
choix de chaque individu, surtout s’il n’a pas d’argent et une santé fragile, sont
fonction des choix collectifs qui sont faits et dépendent essentiellement des aides
dont il peut disposer. Seule une réflexion éthique renouvelée sur la façon dont
nous voulons vivre ensemble, dans une société d’individus indissociablement
singuliers et collectifs, permettra au maintien à domicile de devenir une réalité
pour les plus pauvres et les plus fragiles d’entre nous. Faute d’une véritable
politique publique, c’est-à-dire d’un financement et de moyens d’aide en rapport
avec cete réflexion éthique sur la solidarité nécessaire à la cohésion du groupe
social, le libre choix de son mode de vie risque de reter, pendant longtemps
encore, plus une promesse politique qu’une réalité effective! |
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