Psychologie développementale du lifespan
Depuis ses origines jusque vers la fin des années 1960, la psychologie du développement s’est centrée sur l’étude des changements dans le fonctionnement psychologique de l’enfant, et en partie de l’adolescent. A partir des années 1970, le vieillissement démographique de nos sociétés et les problè...
Guardat en:
| Autors principals: | , , , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Depuis ses origines jusque vers la fin des années 1960, la psychologie du
développement s’est centrée sur l’étude des changements dans le fonctionnement
psychologique de l’enfant, et en partie de l’adolescent. A partir des années 1970,
le vieillissement démographique de nos sociétés et les problèmes liés à l’avancée en
âge ont été à l’origine d’un nouveau courant de recherche au sein de la psychologie
développementale: la psychologie «vie-entière» ( Lifespan psychology) ou « Life-Span
Developmental Psychology », initiée par Goulet et Baltes (1970). L’objectif est alors
d’étudier les changements psychologiques qui surviennent tout au long de la vie et
pas uniquement lors de l’enfance ou de l’adolescence. Dans cet article, nous
aborderons dans un premier temps les aspects théoriques de l’approche lifespan puis
ses aspects méthodologiques. Enfin, nous présenterons quelques résultats issus de
travaux conduits par l’équipe de psychologie développementale et différentielle de
l’Université de Genève. Ces recherches visaient à étudier les changements de la
capacité de la mémoire de travail (MDT) au cours du cycle de vie, et révèlent une
augmentation durant l’enfance et une diminution chez les seniors de cette capacité.
Ces travaux visaient également à identifier les mécanismes responsables des
changements avec l’âge de la capacité de la MDT, en testant l’influence de la vitesse
de traitement de l’information et des capacités d’inhibition. Les résultats indiquent
que ces deux facteurs rendent compte des différences entre les âges dans la capacité
de la MDT, et représentent donc des variables médiatrices tout au long de la vie. |
|---|