Entrer en maison de retraite : rupture ou tournant biographique ?
Si l’entrée en maison de retraite peut être appréhendée d’un point de vue macrosociologique comme un rite de passage, voire un rite d’institution, qui sépare la grande vieillesse des autres âges de la vie, une analyse micro-sociologique, du point de vue des personnes âgées, permet de montrer à que...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2007
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Si l’entrée en maison de retraite peut être appréhendée d’un point de vue macrosociologique comme un rite de passage, voire un rite d’institution, qui sépare la
grande vieillesse des autres âges de la vie, une analyse micro-sociologique, du
point de vue des personnes âgées, permet de montrer à quelles conditions
l’entrée en institution peut être vécue non comme une rupture biographique,
mais comme un tournant, sans solution de continuité avec la vie antérieure au
domicile. Les personnes les mieux dotées en capitaux culturels et économiques,
qui bénéficient d’une famille nombreuse et présente, celles qui ont choisi d’entrer
en institution, se donnent tous les moyens d’établir des continuités entre la vie
institutionnelle et leur vie au domicile, pour recouvrir rapidement un équilibre de
vie. A contrario, certaines personnes démunies, aux trajectoires de vie très
accidentées, et sans famille, recherchent la rupture pour prendre un nouveau
départ, même à cette période de la vie, en s’appuyant sur l’institution. Mais pour
la majeure partie des résidents, cette rupture est subie, malgré leurs efforts pour
établir des continuités, et redoublée par des accidents biographiques ou le
sentiment d’être insuffisamment entourés par leur famille. |
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