Âge, pauvreté ou richesse
Age et pauvreté sont aussi souvent associés dans l’histoire que l’âge et la richesse, ce qui n’est qu’un habillage des deux visages de la vieillesse folle ou sage. La réalité, plus nuancée, est relative au repère subtil de l’argent – qui, on le sait, ne fait pas le bonheur – et de la détention de...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2006
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Age et pauvreté sont aussi souvent associés dans l’histoire que l’âge et la
richesse, ce qui n’est qu’un habillage des deux visages de la vieillesse folle ou
sage. La réalité, plus nuancée, est relative au repère subtil de l’argent – qui, on
le sait, ne fait pas le bonheur – et de la détention de biens matériels.
La question des rapports entre l’âge et l’argent se pose à partir du moment où
l’Europe occidentale entre dans une économie monétaire, et au moment où la
vieillesse existe, au temps de la renaissance. La pauvreté domine alors, parce
que la vieillesse n’est pas un âge, mais un état d’incapacité à pourvoir à sa
propre subsistance. Avec l’éveil de la sensibilité au temps des Lumières, puis
la révolution industrielle au XIXe, l’âge entre dans le paysage social et
institutionnel, et acquiert le droit à l’argent, comme le droit à la tendresse.
Au XXe siècle, entre ceux qui détiennent un capital et ceux qui restent
démunis, les personnes âgées représentent une charge énorme pour les actifs.
L’équilibre acquis est bouleversé, et la question du rapport entre l’âge
et l’argent se pose à nouveau en termes difficiles, et surtout ambigus. |
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