Les obstacles à l'adoption des recommandations concernant la contention physique passive
La contention physique passive (CPP) est une pratique dangereuse mais qui est largement pratiquée dans les hôpitaux gériatriques et d’autres établissements d’accueil pour les personnes âgées. Beaucoup de professionnels ignorent encore ses conséquences et elle est souvent considérée comme une me...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2006
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La contention physique passive (CPP) est une pratique dangereuse mais qui est
largement pratiquée dans les hôpitaux gériatriques et d’autres établissements
d’accueil pour les personnes âgées. Beaucoup de professionnels ignorent encore
ses conséquences et elle est souvent considérée comme une mesure de
sécurisation des patients surtout la nuit. L’objectif de l’étude était de savoir
pourquoi les recommandations de limiter l’usage de la CCP publiées en 2000 par
l’ANAES n’ont pas permis aux soignants de sortir d’ une situation souvent
conflictuelle entre la sécurité et la liberté du patient.
Trente entretiens semi-directifs ont été réalisés auprès des soignants de jour ou de
nuit des unités de soins de suite et de réadaptation (SSR) dans l’un des trois sites
du GH Sainte Périne. L’étude montre que la CPP reste une solution à de
multiples problèmes organisationnels et sécuritaires. Le processus de prise de
décision ne permet pas aux soignants de se sentir responsables de cette pratique
et ne leur permet pas d’avoir une discussion sur le rapport des avantages et des
risques de la contention avant sa mise en place. Les soignants n’ont pas de
connaissances sur les risques et les alternatives de la CPP.
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