Le sommeil et les significations de la nuit dans la grande vieillesse
Les auteurs explorent le rapport que des personnes très âgées entretiennent avec la nuit à partir des données réunies dans le cadre de l’étude Swilso-o (Swiss Interdisciplinary Longitudinal Study on the Oldest Old). Contrairement à une idée largement répandue, la moitié des vieillards vivant à...
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| Κύριοι συγγραφείς: | , |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2006
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les auteurs explorent le rapport que des personnes très âgées entretiennent
avec la nuit à partir des données réunies dans le cadre de l’étude Swilso-o
(Swiss Interdisciplinary Longitudinal Study on the Oldest Old).
Contrairement à une idée largement répandue, la moitié des vieillards
vivant à domicile déclarent jouir d’un bon sommeil, et cela sans prendre
ni calmant ni somnifère. Il n’en va pas de même en institution. Les récits
recueillis mettent en lumière que, lorsque la nuit est évoquée, celle-ci est
le plus souvent le lieu de menaces: risques réels, réminiscences pénibles
ou fantasmes. Certains lui confèrent pourtant une signification positive :
moment privilégié de la conscience, occasion de se réconcilier avec son
passé. Quand elle est associée à la mort – sa propre mort ou celle d’un
proche – il s’agit de la bonne mort, de la mort sereine. L’expérience
nocturne des vieillards reflète bien le statut anthropologique de la nuit: elle
est avant tout le royaume du sauvage et des dangers, mais aussi, pour
certains, le lieu de la réconciliation avec sa vie et du grand repos..
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