Vieillards d'harmonie
Dans le «Nouveau monde amoureux» de son «harmonie sociétaire», Charles Fourier ménage aux vieillards une place de choix. Révérends et révérendes, vénérables et vénérables, patriarches et patriarches, les femmes étant toujours comptées à égalité avec les hommes, jouissent, de 75 à quelque 140 ans...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2005
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans le «Nouveau monde amoureux» de son «harmonie sociétaire»,
Charles Fourier ménage aux vieillards une place de choix. Révérends et
révérendes, vénérables et vénérables, patriarches et patriarches, les femmes
étant toujours comptées à égalité avec les hommes, jouissent, de 75 à
quelque 140 ans, d’une longévité accrue par l’excellence de la nourriture,
la gymnastique, l’absence de souci, et grâce à des activités collectives sans
cesse renouvelées. Fourier, qui réserve aux vieillards les plus beaux titres et les
plus belles fonctions, ne leur ôte, ni la passion d’amour, ni les possibilités de
la satisfaire. L’originalité de son utopie est qu’elle n’envisage pas un amour
entre vieux, mais celui dû aux faveurs de jeunes gens et de jeunes filles
rivalisant en «dévouement amoureux», le plus prisé des honneurs sociétaires.
Au divorce et à l’hostilité des classes d’âge en civilisation, Fourier substitue
leur accord, et la plus grande joie des vieillards sera d’obtenir la confiance de
la jeunesse et d’attirer la confidence de ses propres amours. |
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