L'œuvre ultime d'André Gide
Selon Simone de Beauvoir, l’âge avancé ne favorise pas la création littéraire. André Gide nous prouve le contraire. Dans les dernières années de sa vie – il meurt en février 1951, à 81 ans –, il conserve sa force de conviction et son énergie créatrice. En novembre 1947, lorsqu’il obtient le prix...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2005
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Selon Simone de Beauvoir, l’âge avancé ne favorise pas la création littéraire.
André Gide nous prouve le contraire. Dans les dernières années de sa vie –
il meurt en février 1951, à 81 ans –, il conserve sa force de conviction et son
énergie créatrice. En novembre 1947, lorsqu’il obtient le prix Nobel, il dit une
fois encore l’importance de la liberté de pensée et manifeste sa confiance dans
la jeune génération. Et en 1950, il commence une nouvelle œuvre à caractère
autobiographique, Ainsi soit-il ou Les jeux sont faits. Après avoir abattu les
mauvaises cartes (mauvais souvenirs et pathologies du vieillissement),
le vieil homme goûte des instants de pure félicité en présence du jeune Mala,
Apollon saharien, divinité syncrétique, qui dispense le rire et la joie.
Gide écrit jusqu’au bout et comme en attestent les dernières lignes manuscrites
– «Ma propre position dans le ciel, par rapport au soleil, ne doit pas me faire
trouver l’aurore moins belle» – puise dans l’écriture une force nouvelle.
Ainsi demeure l’œuvre d’André Gide, œuvre d’un écrivain toujours
vivant, actif, virulent, salubre. |
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