Les européens au travail jusqu'à 65 ans, mission impossible ?
La Commission Européenne recommande aux Etats membres de prendre des mesures radicales pour relever le taux d’emploi des salariés âgés et retarder leur sortie du marché du travail afin d’atteindre les objectifs fixés a Barcelone et à Stockholm pour 2010. Ces mesures radicales ne sont-elles qu’un...
Kaydedildi:
| Yazar: | |
|---|---|
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2004
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La Commission Européenne recommande aux Etats membres de prendre des mesures
radicales pour relever le taux d’emploi des salariés âgés et retarder leur sortie du marché
du travail afin d’atteindre les objectifs fixés a Barcelone et à Stockholm pour 2010. Ces
mesures radicales ne sont-elles qu’un «tigre de papier»? L’étude des taux d’emploi des Etats
membres – une attention spéciale étant portée aux spécificités des Etats de l’Est – montre la
grande diversité des situations et la segmentation des marchés du travail. Les principales
raisons de sortie du marché du travail expliquent la complexité des obstacles que les
politiques sociales essayent de lever. Mais l’obstacle majeur reste que les conditions microéconomiques ne sont pas réunies. La gestion positive des âges n’est encore ni une priorité
pour les entreprises, ni pour les partenaires sociaux. Le retour à l’emploi des chômeurs âgés
reste problématique. A l’aide de quelques exemples de bonnes pratiques dans les pays
nordiques, repérés grâce à la coopération transnational dans le cadre du programme Equal,
quelques approches réalistes concernant la gestion des âges et de la diversité peuvent être
expérimentées, aidant à une diffusion large de meilleures pratiques et de stratégies
«gagnantes-gagnantes», transférables ou adaptables. Mais le défi démographique à long
terme, le temps nécessaire aux changements de culture et d’organisation du travail dans une
société vieillissante, suggère déjà de préparer les générations montantes du baby-boom et
les entreprises à un âge effectif de la sortie de l’emploi bien au-delà de 60 ou de 65 ans,
avec des transitions flexibles pour une vie active jusqu’à 70 ans, voire au-delà. |
|---|