Mourir en philosophe
Mourir est le seul événement certain de notre vie. Mais la survenue de cet événement, les circonstances qui l’entourent, nous laissent en proie au risque et à la contingence. Vivre avec la conscience de cette condition tout humaine, que nous rappelle incessamment la mort de l’autre, c’est prendre...
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| Главный автор: | |
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| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2004
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Mourir est le seul événement certain de notre vie. Mais la survenue de cet événement,
les circonstances qui l’entourent, nous laissent en proie au risque et à la contingence.
Vivre avec la conscience de cette condition tout humaine, que nous rappelle
incessamment la mort de l’autre, c’est prendre une décision en situation d’incertitude.
S’il s’agit de prendre cette décision «avec philosophie»,
on peut se demander comment bien vivre avec cette «certitude contingente».
L’un des objets de la philosophie est alors d’envisager le bien mourir en s’enquérant
de quelque «bien vivre». C’est donc de l’attitude humaine devant la mort qu’il est ici
question. Mourir en philosophe, la mort du sage, est envisagé suivant quelques étapes
de la pensée, quelques regards portés sur l’exemplarité d’un «mythe philosophique»,
la mort de Socrate. Montaigne utilisant deux grandes philosophies antiques, le
stoïcisme et l’épicurisme, tente d’humaniser quelque peu le sage platonicien.
L’Encyclopédie achève l’apprivoisement de la mort qui devient une amie. Le
philosophe d’aujourd’hui conjugue en lui l’absolue certitude et l’absolue incertitude,
l’incertain étant le plus certain. En affrontant l’angoisse liée à son être mortel, il
éprouve qu’il ne peut plus vivre selon la recommandation antique du juste milieu: la
nécessité et la contingence ne fusionnent pas en un tout harmonique mais accentuent
la séparation de leur antagonisme. |
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