« Poisson d'avril », chers vieillards !

La considération accordée au patient dément ne puise pas sa raison d’être seulement dans ce qu’il a été dans le passé mais aussi dans la reconnaissance de qui il est actuellement. Dans la fragilité éprouvée, l’éthique en appelle à un traitement «d’égal à égal», au nom de l’humanité que nous avon...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: Fresnel, Florence, Evrard, Albert
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2002
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:La considération accordée au patient dément ne puise pas sa raison d’être seulement dans ce qu’il a été dans le passé mais aussi dans la reconnaissance de qui il est actuellement. Dans la fragilité éprouvée, l’éthique en appelle à un traitement «d’égal à égal», au nom de l’humanité que nous avons en partage et qui nous fait sujets, quelles que soient nos compétences et nos défaillances. Nous sommes des vivants mortels, appelés, non seulement à ne pas mourir avant la mort, mais à faire de cette vie une histoire, un trajet personnel. Quand survient au cours de cette histoire un obstacle qui fait dériver ou chavirer, il interroge chacun sur sa capacité à se sentir concerné par ce qui arrive ainsi à l’un d’entre nous. Il pointe l’impossibilité de l’indifférence et demande de venir à la rencontre d’autrui. Faire le pari du sens au sein même de la souffrance révélée par la démence, c’est maintenir le cap de la reconnaissance du sujet comme instance où se manifeste la vie comme ressource, irréductible aux aléas de l’existence.