Inégalités sociales face au vieillissement et à la mort

Tant pour la mortalité que pour l’état de santé, il existe un continuum social, plus les groupes socio-professionnels sont défavorisés, plus ils «vieillissent » vite et meurent tôt. Au même âge, un ouvrier non qualifié a deux fois plus de chances de décéder qu’un cadre supérieur, un modèle simpl...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Hauptverfasser: Mizrahi, Andrée, Mizrahi, Arié
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2002
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Tant pour la mortalité que pour l’état de santé, il existe un continuum social, plus les groupes socio-professionnels sont défavorisés, plus ils «vieillissent » vite et meurent tôt. Au même âge, un ouvrier non qualifié a deux fois plus de chances de décéder qu’un cadre supérieur, un modèle simple permet de traduire ces risques en années : ainsi, la probabilité de décéder d’un ouvrier est la même que celle d’un cadre supérieur de 8 ans plus jeune. Or, les ouvriers accusent par rapport aux cadres un vieillissement prématuré de 4 ans, seule une partie des différences de mortalité est due aux écarts de morbidité. Le solde de décès est dû à d’autres facteurs, conditions de vie, environnement,... et peut-être, nature et qualité des soins reçus. En effet, si la dépense médicale globale varie peu selon la catégorie sociale, la structure des soins est différente. Les disparités sont moins marquées pour les femmes que pour les hommes.