Le cher disparu ou comment s’en débarrasser
De l’acte de décès aux funérailles, le corps humain mort, devenu inutile tant à la science qu’à la justice, est l’objet d’une prise en charge collective biologique, tournée vers la santé des vivants. Timidement, la « décence », que l’on pourrait définir comme la morale juridiquement protégée de la m...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2000
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | De l’acte de décès aux funérailles, le corps humain mort, devenu inutile tant à la science qu’à la justice, est l’objet d’une prise en charge collective biologique, tournée vers la santé des vivants. Timidement, la « décence », que l’on pourrait définir comme la morale juridiquement protégée de la mort, émerge de la législation et la réglementation funéraires. L’extension de cette prise en charge symbolique des morts, et par là même des vivants, permettrait de relever le pari que s’est lancé l’État il y a un siècle, en laïcisant les funérailles et les cimetières. |
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