Suicide des personnes âgées
Le tabou social qui pèse sur le suicide, les questions juridiques, les interdits religieux, l’inégale transmission des informations des instituts médico-légaux (ILM) entraînent une sous-estimation des décès dus à cette cause mais n’affectent pas les grandes tendances générales que l’on peut observer...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
1999
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Le tabou social qui pèse sur le suicide, les questions juridiques, les interdits religieux, l’inégale transmission des informations des instituts médico-légaux (ILM) entraînent une sous-estimation des décès dus à cette cause mais n’affectent pas les grandes tendances générales que l’on peut observer. Le rapport des tentatives aux suicides accomplis est plus élevé chez les jeunes que chez les personnes âgées. Le suicide devient de plus en plus fréquent au fur et à mesure de l’avancée en âge et touche davantage les hommes que les femmes. A 65-74 ans le rapport est de 2,8 fois supérieur, à 85 ans et plus, 6,5 fois. La baisse du taux de suicide au cours de ces dix dernières années caractérise principalement les moins de 85 ans. Les principaux facteurs de risque sont : l’isolement, la mise à la retraite et ses conséquences, le veuvage caractérisé par la surmortalité masculine au cours de la première année qui suit le décès du conjoint, les facteurs physiques et psychologiques, les dépressions. La comparaison avec les 15 états membres de l’Union Européenne place la France à l’avant-dernier rang pour le suicide des hommes âgés et au onzième rang pour le suicide féminin. Les pays du sud de l’Europe paraissent mieux protégés grâce à l’intervention de la famille dans le soutien aux aînés. Les moyens mis en œuvre dans le domaine de la prévention restent encore insuffisants en France. |
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