Familles et malades d’Alzheimer
C’est un parcours douloureux tant pour le malade que pour sa famille. Les débuts de la maladie sont insidieux et le climat familial se détériore dans l’incompréhension de ce qui se passe. Le diagnostic bouleverse les familles qui le vivent comme une condamnation inexorable. Peu à peu la communicatio...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
1999
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | C’est un parcours douloureux tant pour le malade que pour sa famille. Les débuts de la maladie sont insidieux et le climat familial se détériore dans l’incompréhension de ce qui se passe. Le diagnostic bouleverse les familles qui le vivent comme une condamnation inexorable. Peu à peu la communication devient difficile. Chez le malade l’affectif prend la place de la réflexion et les relations familiales sont remises en question. L’incapacité progressive du malade provoque des changements de rôle pas toujours faciles à assumer. L’angoisse et la culpabilité envahissent tout. Puis peu à peu la famille abandonne l’espoir de guérison pour passer à la nécessité de l’accompagnement. On peut entrer alors dans une phase plus douce de compréhension et de tendresse. L’aidant naturel se retrouve souvent très isolé. Il n’accepte pas toujours de se faire aider alors qu’il pourrait établir avec les saignants une relation positive pour le malade et pour lui. Et cette aide lui permettrait de garder un temps personnel pour se ressourcer. Puis vient le moment presque inévitable de confier le malade à une institution. Angoisse et culpabilité reprennent le dessus. Ce peut être un chemin d’humilité et de dépossession dans lequel nous entrons et la mort du malade pourra alors se vivre dans la paix. Sinon le souvenir restera teinté de culpabilité et d’amertume. |
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