Aide formelle, aide informelle
Depuis que les travaux de l’INSERM nous ont révélé que parmi les 77% de personnes âgées handicapées qui vivaient à domicile, la moitié d’entre elles n’étaient aidées que par leur entourage familial à défaut de tout professionnel, le regard porté sur les solidarités familiales s’est progressivement m...
Zapisane w:
| 1. autor: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
1999
|
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Depuis que les travaux de l’INSERM nous ont révélé que parmi les 77% de personnes âgées handicapées qui vivaient à domicile, la moitié d’entre elles n’étaient aidées que par leur entourage familial à défaut de tout professionnel, le regard porté sur les solidarités familiales s’est progressivement modifié. Le tissu familial réputé disloqué par l’avènement de la famille nucléaire et les flux migratoires perturbant la relation du domicile et du lieu de travail, s’est peu à peu recomposé dans la représentation que véhiculaient les médias. La tendance à la décohabitation objective entre les générations observées à chaque recensement, n’apparaît plus comme le marqueur du relâchement du lien intergénérationnel. Dans le même mouvement, la fatigabilité de la génération « sandwich » qui doit assumer la charge de grands enfants n’ayant pas encore trouvé leur indépendance économique et celle de parents devenant dépendants devient plus prégnante. Fatigue physique sans doute, mais aussi et surtout fatigue psychologique qui justifie le besoin de recourir à des aides professionnelles qui sont appelées à intervenir en complémentarité ou en subsidiarité. Dès lors, la question des modes de combinaison et de coopération des aides familiales et des aides professionnelles est posée. Quelle dialectique peut s’instaurer ? Dans quelle durée ces coopérations peuvent-elles se développer ? Quels sont les enjeux de cette relation émaillée de culpabilité et de rivalités ? |
|---|