Projet de vie… risque de mort

L’identité sociale de la vieillesse a évolué au fil du temps, jusqu’à ce qu’elle devienne un problème de société. Pour autant, vieillir reste une aventure marquée par un processus critique :cette crise du vieillissement est à considérer certes dans sa négativité, mais aussi dans sa positivité, en ré...

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Hovedforfatter: Blond, Jean-Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 1999
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-GS_088_0167
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spelling cairn-GS_088_0167GSGérontologie et société https://shs.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-1999-1-page-167?lang=fr https://doi.org/10.3917/gs.088.0167 Projet de vie… risque de mort Blond, Jean-Claude1999 fre Gérontologie et société | 22 /  88 | 1 | 1999-01-01 | p. 167-181 | 0151-0193 https://doi.org/NULL33 L’identité sociale de la vieillesse a évolué au fil du temps, jusqu’à ce qu’elle devienne un problème de société. Pour autant, vieillir reste une aventure marquée par un processus critique :cette crise du vieillissement est à considérer certes dans sa négativité, mais aussi dans sa positivité, en référence aux deuils à élaborer. Une bonne connaissance des aménagements psychologiques autorisés à chaque personnalité permet d’aller, au-delà du symptôme, vers le sens. Dans ce contexte, le rôle social des institutions reste ambigu : identité institutionnelle incertaine, missions floues, perspective voilée par l’ennui… Les professionnels sont ici confrontés à l’ambivalence du lien aux aînés, alors que de manière défensive s’affirme l’exigence sécuritaire. Quelle alternative entre l’illusion du « risque zéro » et le droit au « risque de vivre », sur fond de revanche œdipienne et de charitable violence ? Être professionnel, c’est accepter l’interdépendance en sachant percevoir le positif de la régression. C’est aussi se confronter à cette inconnue : la mort enfin représentée. Savoir non seulement faire mais aussi être avec suppose de reconnaître dans le vieillard un sujet, dans l’unité de sa personne et l’unicité de son être. D’où l’évidente nécessité de la formation et information psychologique.The social identity of old age has evolved with time, to the point that it has become a social problem. However, to become old continues to be an adventure marked by a critical process : this crisis of ageing should be considered in its negative aspects, certainly, but also in its positive aspects, with reference to the mourning processes to be elaborated. A good knowledge of the psychological adjustments possible for each personality allows us to move beyond the symptom towards sense. In this context the social role of institutions remains ambiguous : institutional identity uncertain, missions unclear, the perspective veiled by boredom… Professionals are here confronted by the ambivalence of the relation with the elderly, while the defensive manner affirms itself by rigorous measures to assure security. What alternative is there between the illusion of “zero risk” and the right to “the risk of living”, in the context of œdipal revenge and charitable violence ? To be professional is to accept interdependence while knowing how to perceive the positive elements of regression. It is also to confront that unknown : death at last represented. To know not only “how to do” but also how to be with’ presupposes being able to recognise in the old person a subject, in the oneness of his person and the uniqueness of his being. From which is evident the necessity for psychological training and knowledge.Cairn free access
language Français
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