Malnutrition protéino-énergétique de la personne âgée : données épidémiologiques
Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont de 900 mg de calcium (Ca) et de 700 mg de phosphore (P) par jour pour l’homme adulte et respectivement de 1 200 mg et 800 mg par jour pour les adolescents, les femmes allaitantes et les personnes âgées. Respecter ces recommandations est un bon moyen, p...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
1997
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Les apports nutritionnels conseillés (ANC) sont de 900 mg de calcium (Ca) et de 700 mg de phosphore (P) par jour pour l’homme adulte et respectivement de 1 200 mg et 800 mg par jour pour les adolescents, les femmes allaitantes et les personnes âgées. Respecter ces recommandations est un bon moyen, parmi d’autres, pour constituer ou maintenir un bon capital osseux et donc pour prévenir l’ostéoporose. La consommation moyenne de calcium en France est insuffisante chez les adolescentes, les femmes après 50 ans et toutes les personnes âgées. Dans ces groupes de population, de 50 à 75 % des individus ne consomment pas les deux tiers des ANC et peuvent être considérés à risque élevé de fragilisation osseuse. Par contre les apports de P sont toujours excédentaires et ce déséquilibre n’est pas recommandé. Environ les deux tiers des apports de Ca proviennent du lait et des produits laitiers, principalement des fromages chez les adultes. Tous les autres aliments courants sont pauvres en Ca. Il existe une très grande diversité dans les fromages dont les teneurs en Ca varient d’un facteur de 15, allant de 80-200 mg/100g pour les fromages frais et les fromages de chèvre à 1 000-1 200 mg/100g pour les pâtes pressées cuites. La contribution des boissons, dont l’eau minérale, est de 6 à 7 %. La biodisponibilité du calcium du lait ne dépasse pas 35-40 % et n’est donc pas meilleure que celle des sels minéraux (dont le carbonate) ou organiques utilisés dans les compléments ou les médicaments. Elle est cependant supérieure à celle de Ca de végétaux contenant des phytates (graines), des oxalates (certains légumes verts) ou certaines pectines. De plus, la biodisponibilité intestinale du calcium du lait est « protégée » par divers ligands organiques qui le maintiennent en solution, prolongent son absorption et favorisent sa fixation osseuse. La rétention osseuse est aussi favorisée par un « effet repas » et par l’apport simultané de phosphore. La présence de lipides saturés ne diminue pas l’absorption du calcium des produits laitiers par la formation de savons insolubles. Certains facteurs alimentaires comme l’excès de protéines, de sodium ou de sulfates peuvent diminuer la rétention osseuse du calcium absorbé en augmentant son excrétion urinaire. La consommation régulière de produits laitiers riches en calcium devrait être encouragée chez les adolescentes dans un but de prévention à long terme de l’ostéoporose et, associée à un apport de vitamine D chez les personnes plus âgées, pour en limiter les conséquences osseuses. |
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