Trente ans d’action sociale à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse

La France a connu une période de reconstruction sans précédent à la fin de la Seconde Guerre mondiale à partir de 1945.À cette époque, la « vieillesse » demeure un fait social méconnu et donc minimisé. Les priorités sont autres. Les personnes âgées de plus de 60 ans sont alors relativement peu nombr...

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Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awduron: Boudreau, Jean, Picoche, Claude
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 1997
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:La France a connu une période de reconstruction sans précédent à la fin de la Seconde Guerre mondiale à partir de 1945.À cette époque, la « vieillesse » demeure un fait social méconnu et donc minimisé. Les priorités sont autres. Les personnes âgées de plus de 60 ans sont alors relativement peu nombreuses par rapport à la population totale.Quoi qu’il en soit, 1967 voit la création de la Caisse nationale d’assurance vieillesse à la lumière des ordonnances réorganisant la protection sociale cette année-là.De plus, il a semblé opportun aux administrateurs de l’époque de compléter les faibles retraites de base par des aides financières de type « action sociale » distinctes de « l’aide sociale ».De 1970 à 1982, on voit la définition de la politique et les premières actions. La CNAV, au cours de cette décennie, s’applique à mettre en œuvre une grande partie des recommandations du rapport Laroque et crée de toutes pièces sa prestation d’action sociale majeure « l’aide ménagère à domicile ».De 1982 à 1995, ce fut l’essor du soutien à domicile. Les dépenses de la CNAV augmentent fortement. Le montant du budget atteint, en 1995, près de 3,5 milliards de francs avec toujours 75 % pour l’aide ménagère à domicile.Cette décennie se termine avec l’apparition d’une nouvelle donne qui va radicalement transformer le paysage : le débat sur la dépendance.De 1995 à nos jours, c’est l’émergence de la prestation spécifique dépendance. La mise en œuvre de cette nouvelle prestation n’est pas sans incidences immédiates sur la politique d’action sociale de la branche retraite qui se voit obligée d’adapter ses objectifs en raison des partages imposés par la loi.Ce rappel rapide sur trente ans de la politique d’action sociale de la CNAV démontre qu’elle a eu des effets particulièrement bénéfiques en permettant le succès du soutien à domicile avec d’autres financeurs et en contribuant à la politique de modernisation des établissements d’hébergement collectifs pour personnes âgées. À l’horizon 2000, l’une des question majeures est l’adaptation de cette politique aux diversités de situations que présente désormais le paysage des retraités.