Sortie précoce du marché du travail et mutations du cycle de vie en Europe
La distribution du travail sur le cycle de vie a connu, dans les vingt dernières années, des bouleversements majeurs. Les jeunes font une entrée plus tardive sur le marché du travail, en raison de l’allongement de la scolarité et des difficultés qu’ils ont à trouver un emploi. L’activité après 55 an...
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
1997
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| 總結: | La distribution du travail sur le cycle de vie a connu, dans les vingt dernières années, des bouleversements majeurs. Les jeunes font une entrée plus tardive sur le marché du travail, en raison de l’allongement de la scolarité et des difficultés qu’ils ont à trouver un emploi. L’activité après 55 ans s’est considérablement réduite en Europe et outre-Atlantique. La vie de travail tend donc à se raccourcir aux deux extrémités et concerne désormais principalement les groupes d’âges médians. L’article présente ces nouvelles données au plan international et analyse leurs conséquences.Cette évolution est particulièrement préoccupante dans la perspective du vieillissement démographique accentué que vont connaître toutes les sociétés développées dès le début du troisième millénaire. Elle met en péril l’équilibre financier des systèmes de retraite, dont le rapport entre actifs et inactifs se dégrade. Elle pose, également, la question des forces de travail dont dépendra demain l’effort productif des pays : le vieillissement démographique devrait entraîner, en effet, inexorablement, un vieillissement interne de la force de travail.Au plan des enseignements pour l’action qui peuvent être tirés de la recherche, il apparaît que les politiques dans l’avenir devront articuler étroitement politiques de retraite et politiques actives d’emploi, bien peu mobilisées en faveur des plus de 40 ans, si l’on veut infléchir sensiblement et durablement les rapports entre actifs et inactifs, tellement essentiels pour l’équilibre futur des régimes de retraite.L’enjeu est de savoir si un accord pourra se dessiner dans les pays européens entre la fraction du patronat qui recherche une flexibilité plus grande du travail et les autres parties, État et syndicats. Les lignes de cet accord pourraient être de renégocier la protection sociale dans le sens d’une meilleure adaptation à la couverture des nouveaux risques encourus du fait du développement de la flexibilité du travail.Les entreprises y trouveraient la flexibilité de la main-d’œuvre qu’elles recherchent, les salariés y gagneraient une nouvelle sécurité, l’État-providence une protection sociale clarifiée et des dépenses sociales assainies. |
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