Médecins, soignants et directeurs des services de soins aux personnes âgées

En 1994, une enquête par questionnaire postal a été conduite auprès d’échantillons de médecins (N = 742), de soignants (N = 3 696) et de directeurs (N = 469) exerçant dans des services pour personnes âgées des hôpitaux publics. L’étude portait sur les carrières, les conditions et les relations de tr...

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Bibliografske podrobnosti
Auteurs principaux: Lert, France, Martin, Jean-Christophe
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 1997
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:En 1994, une enquête par questionnaire postal a été conduite auprès d’échantillons de médecins (N = 742), de soignants (N = 3 696) et de directeurs (N = 469) exerçant dans des services pour personnes âgées des hôpitaux publics. L’étude portait sur les carrières, les conditions et les relations de travail, les attentes, les besoins de formation.Les conditions de travail des soignants, notamment la gestion du temps et des horaires de travail et l’organisation interne des équipes, apparaissent sous un jour beaucoup moins défavorable que ce qui est souvent avancé. Néanmoins, l’articulation entre l’équipe paramédicale et les médecins semble insuffisante et conduit à une organisation cloisonnée qui peut porter préjudice à la qualité des prises en charge.La nécessité de placer la personne âgée au centre de l’organisation des services et du travail se dégage comme un objectif consensuel des diverses catégories interrogées. Les manques de personnel sont vus comme portant non sur les soins de base et les soins techniques mais sur l’écoute, la relation, le soutien et la distraction des personnes âgées qui relèveraient de professions encore très peu représentées parmi le personnel des services de gériatrie.Tous les groupes interrogés formulent des attentes très fortes de formation aux dimensions psychologiques de la prise en charge et aux soins palliatifs. Malgré la richesse de leur activité professionnelle, chaque catégorie souffre d’un manque de reconnaissance dans le milieu hospitalier.