« Drame » familial et obligation alimentaire en « long séjour »

Les sociétés anciennes sont constituées de communautés, à l’intérieur desquelles chacun trouve sa place, et qui conservent et protègent leurs vieillards. A partir du XVIe siècle, les cadres communautaires se disloquent. L’Église et l’État assurent désormais le contrôle des individus, et fondent les...

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Auteur principal: Renard, Pascale
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 1995
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les sociétés anciennes sont constituées de communautés, à l’intérieur desquelles chacun trouve sa place, et qui conservent et protègent leurs vieillards. A partir du XVIe siècle, les cadres communautaires se disloquent. L’Église et l’État assurent désormais le contrôle des individus, et fondent les premières institutions collectives destinées à recueillir, en les confondant, tous ceux qui se trouvent rejetés par la société, pour la raison majeure qu’ils ne peuvent assurer leur subsistance. Les vieillards sont du nombre. Enfin identifiés au XVIIIe siècle, ils commencent à bénéficier de soins particuliers ; mais c’est au XIXe siècle que des établissements collectifs s’ouvrent à leur service exclusif, avec comme ambition non plus de les retrancher de la société, mais de les considérer comme une fraction de la société. Restent à élaborer les cadres matériels de l’environnement et de l’accompagnement d’une dignité reconnue. Cette tâche, découverte dans le courant du XXe siècle, est urgente pour les générations futures.