Les Journées de gériatrie de l’hôpital d’Ivry
Lorsque cesse l’activité socio-professionnelle, une majorité des attentes et des centres d’intérêt se cristallisent sur les activités de loisir. Pourtant, tous les retraités n’auront pas les moyens matériels et culturels pour les réaliser.L’objet de cette étude est de montrer à partir d’un travail c...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
1981
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Lorsque cesse l’activité socio-professionnelle, une majorité des attentes et des centres d’intérêt se cristallisent sur les activités de loisir. Pourtant, tous les retraités n’auront pas les moyens matériels et culturels pour les réaliser.L’objet de cette étude est de montrer à partir d’un travail comparatif des représentations de retraite de la population retraitable (population âgée de 50 ans et plus) et de la population retraitée, comment se modifient les systèmes d’attente à la retraite en fonction de certains facteurs sociaux (sexe, mode d’habitat, vit seul(e), en couple ou en cohabitation, type d’activité professionnelle, avec ou sans mobilité).Les résultats contribuent à montrer :La persistance d’un modèle de domination de la retraite par la vie de travail aux deux extrêmes de la stratification sociale : les dominants de loisir qui vivent sur l’usufruit de leur capital matériel et culturel accumulé, les dominés de loisir pour qui la retraite signifie le droit au repos.La prolongation d’un modèle de dépendance, pour ceux qui, privés de ressources matérielles et culturelles, verront le temps de retraite comme celui de l’isolement social, de repli sur soi-même, du temps vide, générateur d’ennui et de pathologie.La transformation introduite par la dynamique même de la retraite pour les classes intermédiaires qui souhaitent accéder à une retraite-loisir mais qui n’en ont plus les moyens matériels et culturels.Dans le cadre d’une société où le salariat se généralise, et où corollairement se libèrent de nouvelles attentes à la retraite, deux stratégies dominent, largement conditionnées par la place occupée dans la stratification sociale, mais fortement conflictuelles pour les classes sociales intermédiaires : la stratégie de la retraite-loisir à laquelle auront accès les classes sociales privilégiées ; la stratégie de la retraite-maladie, pour ceux qui, volontairement ou involontairement, en contradiction avec les aspirations ou au contraire en adéquation avec leur mode de vie antérieure, y trouveront le seul rôle social disponible, celui de malade. |
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