Usager citoyen en résidence autonomie : représentation et élection au CVS

L’article se présente comme un retour d’expérience de terrain. Il vise à comprendre le peu d’intérêt des résidents autonomes pour les élections au Conseil de vie sociale (CVS). Alors que ces résidents se disent libres et autonomes, pourquoi ne s’investissent-ils pas dans les dispositifs instituti...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Prévôt-Huille, Hélène
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2026
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:L’article se présente comme un retour d’expérience de terrain. Il vise à comprendre le peu d’intérêt des résidents autonomes pour les élections au Conseil de vie sociale (CVS). Alors que ces résidents se disent libres et autonomes, pourquoi ne s’investissent-ils pas dans les dispositifs institutionnels de participation ? La réflexion s’appuie sur trois récits de vie, examinés sous l’angle phénoménologique de la typification (Schütz, 1987). L’expérience singulière de la liberté comme être au monde est analysée comme un système de pertinence pour le chercheur, mettant en lumière la parole comme engagement dans le monde, comme principe d’individuation, ainsi que comme lien et prise de risque. Laquelle de ces formes de parole est attendue dans le cadre du CVS ? L’analyse porte sur l’absence d’une communauté de valeur (Honneth, 2006, 2023) en résidence autonomie, une action organisée (Mead, 2006) qui donnerait son unité au moi et justifierait un investissement dans le CVS. Toutefois, le détour par les récits de vie montre aussi que cette absence découle du caractère personnalisé de l’accompagnement. La reconnaissance intersubjective de la parole des vieux s’avère difficilement conciliable avec un système de représentation démocratique.