Étudier les vieillissements en AfriqueS : entre nécessité et complexité

Certains concepts développés pour remédier à des contextes d’absence radicale de participation sociale peuvent donner l’impression de n’offrir qu’une démarche d’émancipation, bien loin de toute idéologie. C’est le cas avec l’empowerment ou volonté de favoriser le « pouvoir d’agir » des individus. Il...

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Dettagli Bibliografici
Autori principali: Sajoux, Muriel, Macia, Enguerran, Kâ, Ousseynou, Reguer, Daniel
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2019
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Certains concepts développés pour remédier à des contextes d’absence radicale de participation sociale peuvent donner l’impression de n’offrir qu’une démarche d’émancipation, bien loin de toute idéologie. C’est le cas avec l’empowerment ou volonté de favoriser le « pouvoir d’agir » des individus. Il s’agira ici cependant de repérer les angles morts d’un tel concept, notamment dans le contexte des établissements pour personnes âgées. Si Thomas Hobbes est le père d’une conception qui fait reposer l’identité d’un individu sur son aptitude à augmenter son pouvoir sur le monde et les autres, cette position n’est pas sans poser la question de cette obsession de maîtrise. Son travers possible dans le cadre d’une immersion en Ehpad sera celui de « l’empathie égocentrée » issue des soignants ou même des proches. Un autre travers possible est l’accentuation du risque de « harcèlement thérapeutique ». Des injonctions difficiles à suivre pour tous se retournent alors contre certaines personnes. Par-delà la bonne intention dans l’effort pour permettre un pouvoir d’agir à des personnes souvent vulnérables, cet article revendique une vigilance pour ne pas exténuer les individus dans un activisme hors de propos.