Le centre ne tient pas, il plie. Et si l’on passait au cercle ?
Alors que la collaboration interprofessionnelle est indispensable à la qualité des soins, les cadres de santé qui sont chargés de la soutenir sont de plus en plus accaparés par leur rôle de gestion des ressources, en particulier humaines. En effet, le contexte d’absentéisme et de pénurie de profe...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2026
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Alors que la collaboration interprofessionnelle est indispensable à la qualité des soins, les cadres de santé qui sont chargés de la soutenir sont de plus en plus accaparés par leur rôle de gestion des ressources, en particulier humaines. En effet, le contexte d’absentéisme et de pénurie de professionnels paramédicaux s’est exacerbé dans les dernières années, ce qui conduit les cadres de santé à dédier la majorité de leur temps à faire face au manque de personnel paramédical en utilisant des outils de gestion. Cette recherche entend comprendre comment le soutien apporté par les cadres de santé à la collaboration interprofessionnelle, qui suppose un travail sur les frontières professionnelles de l’hôpital public, peut être compatible avec leur rôle de gestion des effectifs. À l’aide d’une étude de cas menée dans un CHU français, nous montrons que la gestion de l’absentéisme par les cadres de santé conduit à deux modalités de travail frontière (franchissement des frontières professionnelles entre médecins, paramédicaux et administratifs d’une part ; et renforcement des frontières professionnelles des cadres de santé d’autre part). Ce travail frontière influence la collaboration interprofessionnelle à deux niveaux. Si le travail de franchissement des frontières professionnelles entre les différents groupes de l’hôpital conduit à soutenir la collaboration interprofessionnelle en termes de prise de décision, le travail de renforcement des frontières professionnelles des cadres paramédicaux leur permet au contraire de se passer du besoin de collaborer afin de prendre des décisions de manière autonome. C’est l’application de ces décisions qui conduit ensuite les médecins, les paramédicaux et les administratifs à collaborer pour leur mise en œuvre.
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