La réforme universitaire française : d’une inspiration managériale à une dérive bureaucratique
La loi sur l’autonomie des universités votée en 2007 visait un objectif : autonomiser la gestion de l’institution universitaire en permettant à son président d’être un vrai gestionnaire et non plus un administrateur. En se focalisant sur le pouvoir du président comme remède à tous les maux de l’univ...
Spremljeno u:
| Glavni autori: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2017
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La loi sur l’autonomie des universités votée en 2007 visait un objectif : autonomiser la gestion de l’institution universitaire en permettant à son président d’être un vrai gestionnaire et non plus un administrateur. En se focalisant sur le pouvoir du président comme remède à tous les maux de l’université les réformateurs de 2007 oublièrent de porter un diagnostic sérieux sur les dysfonctionnements de l’institution universitaire. De fait et si les nouveaux pouvoirs attribués au président ont accru sa marge de manœuvre décisionnaire, il n’en demeure pas moins que cet affermissement des pouvoirs du président a aussi eu tendance à renforcer les caractéristiques bureaucratiques de l’organisation universitaire en accentuant la centralisation décisionnaire et en faisant jouer aux services centraux un rôle toujours plus important. La conséquence a été une multiplication des procédures souvent incompatibles avec la démarche managériale.De même, cet affermissement du pouvoir présidentiel lui permet de peser toujours plus dans les jeux politiques internes notamment par le moyen des recrutements. |
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