Les territoires réhabilités du Tōhoku face aux enjeux de la reconstruction : entre politique publique et application locale, quelle place pour la résilience ?

Le tremblement de terre et le tsunami de 2011 sont des événements marquants pour la société japonaise et les architectes et urbanistes, sont nombreux à se questionner sur les actions à mener face à l’ampleur du désastre. Les territoires dévastés du Tōhoku sont vus par certains comme une chance de r...

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Dans:Géographie, économie, société | 23 | 2 | 2021-08-09 | p. 139-160 | 1295-926x
Auteur principal: Cosson, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le tremblement de terre et le tsunami de 2011 sont des événements marquants pour la société japonaise et les architectes et urbanistes, sont nombreux à se questionner sur les actions à mener face à l’ampleur du désastre. Les territoires dévastés du Tōhoku sont vus par certains comme une chance de repenser la ville à partir de zéro, en prenant en compte les enjeux actuels de « résilience urbaine ». Cette contribution se propose d’illustrer les difficultés rencontrées par les localités concernées dans leur poursuite de réalisation de la « ville résiliente ». Nous tenterons d’interroger les politiques générales, de la théorie à l’application locale. Dans un premier temps, nous tâcherons d’éclairer le concept de résilience du point de vue institutionnel et académique. Nous confronterons ensuite les lignes directrices recommandées par l’Organisation des Nations Unies pour « reconstruire en mieux » avec les politiques proposées par le gouvernement japonais. Enfin, la troisième partie discutera des ambiguïtés du terme japonais fukkō 復興 (reconstruction) ainsi que de ses similitudes avec celui de « résilience ».