L'impasse existentielle

« Ce que j’ai voulu faire à l’occasion de cet article c’est montrer combien le mariage de la Gestalt avec les contraintes existentielles me semblait contre nature et suggérer que d’autres pistes de réflexion, d’autres manières d’être au monde sont possibles avec lesquelles nos positions pratique...

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Hovedforfatter: Béjà, Vincent
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2003
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-GEST_024_0045
record_format cairn
spelling cairn-GEST_024_0045GESTGestalt https://shs.cairn.info/revue-gestalt-2003-1-page-45?lang=fr https://doi.org/10.3917/gest.024.0045 L'impasse existentielle Béjà, Vincent2003 fre Gestalt | 24 | 1 | 2003-03-01 | p. 45-69 | 1154-5232 GEST_02489 « Ce que j’ai voulu faire à l’occasion de cet article c’est montrer combien le mariage de la Gestalt avec les contraintes existentielles me semblait contre nature et suggérer que d’autres pistes de réflexion, d’autres manières d’être au monde sont possibles avec lesquelles nos positions pratiques de Gestalt thérapeutes sont à la fois fortement cohérentes et utilement stimulées. Se lancer dans cette voie implique d’accepter une radicale prise de distance d’avec les présupposés occidentaux courants, présupposés que nous voyons à l’œuvre et poussés à l’extrême de la pensée par l’existentialisme et en particulier celui de Heidegger. En faisant de l’écart de l’homme d’avec le monde et de l’homme d’avec lui-même une vérité d’ordre ontologique (un « existential »), l’existentialisme normalise en effet la névrose de l’homme moderne, banalise la prééminence du « Je » au détriment du « Nous » et contribue à générer la solitude existentielle, l’angoisse du temps qui fuit et de la mort inéluctable. » Il s’agit au fond rien de moins que d’une proposition de sortie du dualisme par la réhabilitation du « vivre ».Cairn free access
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description « Ce que j’ai voulu faire à l’occasion de cet article c’est montrer combien le mariage de la Gestalt avec les contraintes existentielles me semblait contre nature et suggérer que d’autres pistes de réflexion, d’autres manières d’être au monde sont possibles avec lesquelles nos positions pratiques de Gestalt thérapeutes sont à la fois fortement cohérentes et utilement stimulées. Se lancer dans cette voie implique d’accepter une radicale prise de distance d’avec les présupposés occidentaux courants, présupposés que nous voyons à l’œuvre et poussés à l’extrême de la pensée par l’existentialisme et en particulier celui de Heidegger. En faisant de l’écart de l’homme d’avec le monde et de l’homme d’avec lui-même une vérité d’ordre ontologique (un « existential »), l’existentialisme normalise en effet la névrose de l’homme moderne, banalise la prééminence du « Je » au détriment du « Nous » et contribue à générer la solitude existentielle, l’angoisse du temps qui fuit et de la mort inéluctable. » Il s’agit au fond rien de moins que d’une proposition de sortie du dualisme par la réhabilitation du « vivre ».
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