Canoniser la coprésence : un dispositif paradoxal chez Ewald Palmetshofer (faust hat hunger ; Körpergewicht 17 %) et She She Pop (Sich fremd werden ; Kanon)

En partant de deux œuvres qui mettent le canon, théâtral et dramatique, et la coprésence au cœur de leur création, il s’agit de réfléchir à ce que la canonisation de la coprésence implique éthiquement et esthétiquement en tant qu’art de l’altérité et altération (entendue positivement) culturelle. De...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Arlaud, Sylvie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2025
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En partant de deux œuvres qui mettent le canon, théâtral et dramatique, et la coprésence au cœur de leur création, il s’agit de réfléchir à ce que la canonisation de la coprésence implique éthiquement et esthétiquement en tant qu’art de l’altérité et altération (entendue positivement) culturelle. De faust hat hunger und verschluckt sich an einer grete (2009) à la web-série Edward II. Die Liebe bin ich (2021), Ewald Palmetshofer fait de la coprésence un agent essentiel de ses réécritures du canon théâtral occidental (Goethe, Schiller, Hauptmann et Marlowe). Alors que l’auteur part d’abord du texte (sur la page), le collectif She She Pop ancre son projet Kanon (2019-2022 ; adapté à la crise sanitaire sous forme de Telefon-Kanon, 2020) dans la performance et son caractère forcément éphémère pour proposer un spectacle interactif sous forme d’anti-musée vivant de la mémoire. Puisant dans les débats historiographiques actuels, le spectacle réinvente un contre-canon (performatif) fondé sur une règle simple qui associe reenactment et transmission orale d’un contre-canon (« canon d’en-bas » ; « contre un canon culturel national », She She Pop).